Le retour imminent du prince Harry au Royaume-Uni cet été suscite déjà la controverse au sein du palais. Selon certaines sources, des membres importants de la famille royale seraient furieux des exigences formulées au nom de Meghan Markle avant toute apparition officielle. D’après ces mêmes sources, le duc de Sussex serait de plus en plus déterminé à garantir à son épouse ce qu’il considère comme un « respect élémentaire » lors de toute interaction avec la famille royale. Cependant, des observateurs, tant au sein qu’à l’extérieur de la monarchie, estiment que la situation est une fois de plus entièrement centrée sur Meghan, creusant davantage le fossé entre Harry et l’institution qu’il a jadis fièrement représentée.

Le prince Harry devrait retourner en Grande-Bretagne en juillet pour plusieurs événements publics importants, notamment des activités liées au compte à rebours des Jeux Invictus de Birmingham 2027 et à la remise des prix WellChild. Si la présence du prince semble assurée, celle de Meghan reste incertaine. Malgré cette incertitude, les discussions concernant son traitement auraient déjà suscité de la frustration au sein de la famille royale, dont beaucoup se disent épuisés par des années de tensions autour des Sussex.

Des sources proches du Palais affirment que Harry a soumis une liste d’exigences avant la visite, insistant particulièrement sur la manière dont Meghan devrait être traitée par le personnel royal, les médias et même les membres de sa famille. Le prince craindrait que son épouse ne se sente à nouveau isolée ou injustement jugée, une situation qu’il estime avoir vécue à plusieurs reprises durant leur engagement au sein de la famille royale. Les partisans de Harry estiment que ses inquiétudes sont compréhensibles compte tenu des difficultés publiques que le couple a rencontrées depuis son retrait de ses fonctions royales en 2020. D’autres, en revanche, voient dans cette démarche une nouvelle tentative de Harry d’imposer ses conditions à une famille qui a déjà passé des années à gérer des accusations publiques et des conflits privés.

Un commentateur royal a fait remarquer que Harry semble vouloir tous les avantages liés à son statut royal tout en refusant d’en accepter les contraintes et les limitations. Il a ajouté qu’exiger un traitement de faveur pour Meghan avant même le début du voyage risquait de donner l’impression que le couple était déconnecté de la réalité. Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été tout aussi partagées. Certains internautes ont compris le désir de Harry de protéger son épouse, surtout compte tenu de l’attention médiatique intense dont Meghan a fait l’objet après son entrée dans la monarchie. D’autres se sont montrés beaucoup plus sévères, accusant le duc de constamment présenter Meghan comme une victime tout en ignorant la pression subie par le reste de la famille royale.
Pour de nombreux observateurs de la famille royale, le moment choisi pour cette controverse est particulièrement malvenu. Le roi Charles s’efforce de stabiliser la monarchie en cette période difficile, tandis que le prince William se serait éloigné de plus en plus de son frère cadet. Plusieurs articles parus au cours de l’année écoulée ont laissé entendre que la communication entre William et Harry demeure extrêmement limitée, la confiance entre les deux frères ayant été fortement ébranlée après la publication des mémoires de Harry et ses nombreuses interviews publiques critiquant la vie royale.
Certains observateurs estiment que Harry est tiraillé entre deux mondes. D’un côté, il souhaite toujours être reconnu comme un prince engagé dans des causes humanitaires. De l’autre, il reste farouchement protecteur envers Meghan et refuse de l’exposer à ce qu’il perçoit comme l’hostilité de l’establishment britannique. Lors d’une récente interview concernant son travail humanitaire en Ukraine, Harry a insisté sur le fait qu’il se considère toujours comme un membre de la famille royale, même s’il n’exerce plus de fonctions officielles. Il a déclaré que le service public est une vocation, réaffirmant ainsi sa conviction que ses actions caritatives s’inscrivent dans la continuité de son éducation royale.
Cette déclaration a cependant ravivé les critiques de ceux qui estiment que Harry ne peut pas continuer à prendre ses distances avec la monarchie tout en s’appuyant sur son identité et ses liens avec la famille royale. Certains commentateurs affirment que le duc ne souhaite l’indépendance que lorsqu’elle lui est profitable, mais qu’il attend toujours les privilèges, la protection et l’influence liés à son statut royal. Une source proche du palais aurait décrit l’atmosphère actuelle comme un mélange de « frustration et d’incrédulité », d’autant plus que les discussions précédant le retour de Harry semblent moins axées sur la réconciliation que sur les conditions et les exigences.
Le problème de fond ne se limite peut-être pas à Meghan, mais concerne plutôt la possibilité d’une véritable réconciliation entre Harry et la famille royale. Chaque nouvelle visite, interview ou déclaration publique semble rouvrir de vieilles blessures au lieu de les apaiser. Même les événements caritatifs, censés célébrer des causes comme le soutien aux anciens combattants ou la santé infantile, sont rapidement éclipsés par des discussions sur les conflits familiaux et les griefs personnels.
Malgré tout, certains espèrent que cet été offrira l’occasion d’apaiser les relations, même temporairement. Le lien affectif de Harry avec la Grande-Bretagne demeure fort, et nombreux sont ceux qui admirent encore son engagement envers les anciens combattants à travers les Jeux Invictus. Cependant, tant que les polémiques autour du traitement réservé à Meghan continueront de faire la une des journaux, il deviendra de plus en plus difficile pour le public de se concentrer sur l’action positive que Harry souhaitait placer au cœur de son héritage.
Pour l’instant, une chose est claire : le retour du prince Harry en Grande-Bretagne ne se résume plus à sa simple participation à des événements. Il s’agit d’un nouveau chapitre dans le feuilleton royal qui continue de diviser l’opinion publique des deux côtés de l’Atlantique.