Dans un développement qui souligne à la fois la continuité et le changement au sein de la monarchie, le palais de Buckingham a confirmé des ajustements notables au calendrier des tournées royales pour 2025. Ce changement reflète non seulement l’évolution des considérations de santé du roi Charles III, mais aussi le rôle croissant du prince et de la princesse de Galles alors que la monarchie se tourne vers l’extérieur, projetant stabilité et engagement sur la scène mondiale.
Les visites prévues du roi Charles et de la reine Camilla en Inde, au Pakistan et au Bangladesh ont été officiellement reportées, permettant au roi de se concentrer sur son traitement contre le cancer et sa convalescence. L’attention se portera désormais sur William et Catherine, dont la tournée en Australie a été non seulement confirmée mais prolongée, ce qui en fait l’une des visites internationales phares de l’année.
Les Wales entreprendront un voyage de deux semaines à travers Sydney, Melbourne et Brisbane en septembre 2025. Plus qu’un traditionnel voyage de courtoisie royale, cette tournée servira également de plateforme pour les initiatives du Prix Earthshot de William, mettant en lumière l’innovation environnementale, et pour le travail de Catherine dans le développement de la petite enfance, des domaines qu’ils ont tous deux défendus comme étant au cœur de leur identité royale. Leurs enfants, le prince George, la princesse Charlotte et le prince Louis, devraient les rejoindre pour quelques apparitions, témoignant de la volonté de la famille de présenter une image moderne de la monarchie : accessible, accessible et profondément investie dans les enjeux qui façonnent la prochaine génération.
Ce n’est pas la première incursion de William et Catherine en Australie. Pour beaucoup, le souvenir de leur visite en 2014 avec le bébé, le prince George, reste vif. Cette tournée de 19 jours en Nouvelle-Zélande et en Australie a véritablement permis à Catherine de découvrir la scène internationale. Ce voyage est devenu un chapitre déterminant de son parcours royal, notamment grâce à sa remarquable capacité à utiliser la mode comme un instrument de diplomatie.

À chaque étape, les choix vestimentaires de Catherine ne se limitaient pas au style : ils étaient empreints de respect culturel et de subtils messages. Sa robe jaune vif signée Roksanda Ilincic à Sydney symbolisait l’or des couleurs nationales australiennes – un salut tacite avant même qu’elle ne prenne la parole. Plus tard le même jour, sa robe portefeuille Diane von Furstenberg bleue et blanche a déclenché ce qui a rapidement été surnommé « l’effet Catherine », la robe s’étant vendue en quelques minutes dans le monde entier, soulignant son influence inattendue sur les marchés internationaux de la mode.
À Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où le couple a rendu hommage aux victimes du tremblement de terre, Catherine portait un tailleur rouge Luisa Spagnoli, alliant sérieux et chaleur. Quelques instants plus tard, elle jouait au cricket en talons, une image qui traduisait sa capacité unique à allier accessibilité et formalité. De retour en Australie, elle a rendu hommage aux talents locaux au Royal Easter Show, vêtue d’une robe Zimmermann en dentelle blanche, symbole du design australien. À la base aérienne d’Amberley, sa robe à imprimé coquelicots LK Bennett témoignait de sa solidarité envers les familles de militaires, tandis que le jour de l’Anzac à Canberra, sa tenue noire sobre lors de la cérémonie de l’aube incarnait un respect solennel. Quelques heures plus tard, elle réapparaissait à la National Portrait Gallery, vêtue d’une robe-manteau Catherine Walker d’un vert éclatant, avant de conclure la visite par une robe de cocktail blanche Lela Rose, apportant une touche d’élégance finale à l’embarquement de la famille pour son vol retour.
Alors que Catherine se prépare à retourner en Australie en 2025, de nombreux observateurs constatent l’approfondissement de son rôle. Elle n’est plus la nouvelle duchesse se présentant au Commonwealth, mais la princesse de Galles, épouse de l’héritier et mère de trois enfants. L’élargissement de cette tournée à venir suggère que le Palais est pleinement conscient de sa capacité à créer des liens entre les cultures, et la présence de la famille galloise en Australie devrait être autant une question de substance que de spectacle : elle défendra des causes mondiales, soutiendra les communautés locales et incarnera une monarchie en transition.