La magie de la monarchie s’est dissipée et le faste hollywoodien retombe dans ses travers. Après près de six ans de critiques acerbes envers la monarchie britannique depuis son manoir de plusieurs millions de dollars à Montecito, en Californie, Meghan Markle préparait un retour très controversé au Royaume-Uni en juillet prochain. La duchesse de Sussex devrait honorer le public britannique de sa présence lors du compte à rebours des Jeux Invictus. Cependant, Sarah Vine, commentatrice royale chevronnée, a courageusement mis au jour les intentions cachées qui sous-tendent ce revirement stratégique soudain. Il ne s’agit pas d’une histoire touchante de réconciliation ou de retour aux sources ; il s’agit purement et simplement d’une question de pouvoir.

Pour une femme qui, auparavant, qualifiait le pays de « raciste, archaïque, indifférent et insensible », ce revirement soudain est stupéfiant. Meghan avait notamment décrit son bref passage au sein de la famille royale comme une épreuve « quasi insupportable », saisissant la moindre occasion médiatique pour exposer les prétendues horreurs de la vie britannique. Pourtant, ni les demeures historiques offertes, ni le personnel aux petits soins, ni les diadèmes de diamants, ni les mariages fastueux financés par les contribuables n’avaient pu la satisfaire à l’époque. Alors pourquoi revenir maintenant ? La réponse est limpide : sans son lien avec la famille royale et son rôle de victime, ses détracteurs affirment que Meghan Markle n’est plus qu’une actrice de second plan cherchant à promouvoir une marque de style de vie commerciale.
Le prochain voyage au Royaume-Uni est perçu par les sceptiques comme une véritable aubaine financière. La duchesse a récemment choisi la même période pour lancer son dernier produit commercial : une marque-page en cuir fait main de sa marque « As Ever », ironiquement fabriquée par une petite entreprise anglaise. Ce séjour au Royaume-Uni offre le décor idéal, propice aux photos Instagram, pour redorer son image. Les proches de la famille royale imaginent déjà les mises en scène médiatiques savamment orchestrées : la duchesse, « courageuse », réconfortante avec altruisme des vétérans reconnaissants, leur offrant peut-être des tisanes, ou partageant des photos en noir et blanc empreintes de nostalgie, main dans la main avec le prince Harry près de Windsor. Une mise en scène savamment orchestrée pour générer une couverture médiatique internationale et maintenir la visibilité de ses activités commerciales.
Cependant, toute cette opération de communication repose actuellement sur une demande financière colossale. Le prince Harry se bat avec acharnement pour obtenir une protection renforcée, financée par les contribuables, contre toute attente. Les sceptiques soupçonnent les Sussex de compter sur le contribuable britannique pour payer cette facture de sécurité exorbitante afin que Meghan puisse profiter en toute sécurité de son statut royal avant de retourner aux États-Unis pour en tirer profit. Si elle rentre sans protection gouvernementale, cela ne fera qu’amplifier le sensationnalisme médiatique. Dans le monde du divertissement, plus de sensationnalisme signifient de meilleures audiences sur Netflix, et donc des millions de dollars supplémentaires pour la marque Sussex.
Il n’y a qu’une seule condition pour que le public britannique accepte cette visite : que Meghan amène ses petits-enfants, Archie et Lilibet, rencontrer le roi Charles et leurs cousins royaux. Archie est sixième dans l’ordre de succession au trône, et le fait de les isoler de leur famille élargie est largement perçu comme une tragédie. Si les enfants restent en Californie, ce voyage apparaîtra comme une simple manœuvre commerciale. Avec plus de 27 millions de livres sterling prétendument engrangés grâce à sa marque américaine de confitures, Meghan peut permettre de financer sa propre sécurité privée au lieu d’exploiter les contribuables britanniques pour une opération de relations publiques cynique.