Qu’est-ce qu’un mandat royal ?
Les brevets royaux sont accordés aux entreprises qui fournissent des biens ou des services à la Maison royale. Ils constituent à la fois une garantie et une marque de prestige.
À l’heure actuelle, on compte environ 800 titulaires, allant des producteurs artisanaux d’aliments et des tailleurs aux entreprises technologiques mondiales.

Le retard du roi
La décision d’autoriser William et Catherine à devenir les « concédants » officiels de mandats appartient uniquement à Charles.
Alors qu’il était prévu que le couple se verrait confier cette responsabilité prochainement, le roi ne l’a pas encore autorisée.
Selon certaines informations, certaines marques déjà présentes au Pays de Galles ont commencé à s’interroger sur la date d’ouverture du processus. Or, selon la réglementation actuelle, les demandes ne peuvent être examinées qu’après l’approbation royale.

L’effet Catherine
Emily Nash, rédactrice royale, explique : « Pour les marques et les entreprises, l’approbation d’un mandat royal de William et Catherine serait un immense honneur et un formidable coup de pouce. Nous avons constaté l’impact de l’« effet Catherine » sur la mode au fil des ans, et ce sceau d’approbation royal officiel serait donc crucial pour les créateurs, les services et les entreprises que le couple privilégie. »
Catherine, 43 ans, est connue pour booster ses ventes simplement en se faisant photographier dans une tenue ou un accessoire particulier. Des créateurs comme Alexander McQueen, Self-Portrait et Catherine Zoraida ont vu la demande grimper en flèche après des apparitions royales.
Il est probable que la princesse privilégie les marques britanniques qu’elle défend déjà, notamment Holland Cooper, Sahar Millinery et Aspinal of London.
William, 42 ans, devrait mettre en avant les entreprises durables et éco-responsables. Il a déjà soutenu des entreprises comme Rapanui et Purified Shoes.

La tradition et ses règles
Être habilité à accorder un brevet royal n’est pas acquis. Il est conféré par le monarque, et uniquement aux membres de la famille royale en activité. Charles est devenu concédant en 1980 en tant que prince de Galles, mais Diana n’a jamais occupé ce poste.
Si elle était autorisée, Catherine deviendrait la première princesse de Galles à émettre des mandats d’arrêt depuis 1910.
Pour être éligible, une entreprise doit avoir fourni la maison royale pendant cinq des sept dernières années. Elle doit également démontrer un haut niveau de qualité, de service et de durabilité.

Pourquoi ce retard ?
L’une des raisons possibles est la capacité. Le bureau du Lord Chamberlain, qui supervise le système, gère la mise à jour des mandats précédents émis par la défunte reine et le prince de Galles de l’époque.
Il a également été suggéré que les retards logistiques liés au couronnement de l’année dernière et aux funérailles d’État de la reine pourraient y avoir contribué.
À l’heure actuelle, la période de dépôt des demandes de mandat reste close pour ceux qui travaillent avec les Wales. Aucun délai officiel n’est fixé tant que le roi n’aura pas donné son autorisation.

Un regard vers l’avenir
L’influence de Catherine ne cesse de croître, tant dans le monde de la mode qu’en dehors. Sa récente apparition au British Fashion Council, où elle portait un tailleur Victoria Beckham, a entraîné une rupture de stock rapide.
Cela ne fait que renforcer l’argument en faveur de l’octroi d’une autorité formelle au couple.
Pendant ce temps, Guillaume continue de soutenir la monarchie aux côtés de son père. Vendredi, il a rejoint le roi à l’abbaye de Westminster pour être intronisé Grand Maître de l’Ordre du Bain.
Il s’agissait d’un engagement conjoint rare entre le monarque et son héritier – un engagement qui signalait l’unité au milieu des tensions persistantes avec le prince Harry.
Samedi, William assistera à la finale de la FA Cup à Wembley et remettra le trophée aux vainqueurs.
Quant au délai de prescription, pour l’instant, les marques devront attendre un peu plus longtemps pour avoir leur chance d’obtenir l’approbation royale ultime.